Khanom Lâ ( ขนมลา ) - Le "biscuit-tube"
Voici un biscuit/gâteau en forme de tube, dont la recette est originaire du sud de la Thaïlande.
En thaï, son nom est ขนมลา , prononcez "Khanom Lâ" .
Le mot "khanom" désigne les gâteaux en général et "lâ" viendrait du mot กะลา (prononcez "ka-la") qui désigne la coquille de noix de coco.
A l'origine, une coque de noix de coco percée était utilisée pour répandre la pâte sur le récipient où elle est cuite (aujourd'hui on utilise un ustensile en aluminium).
La pâte (qui ressemble à une pâte à crêpe) est un mélange de farine de riz, sucre, jaune d'oeufs, lait de coco.
La pâte liquide est versée dans cet ustensile troué pour être répandue sur un wok très chaud. Selon le même principe que la cuisson des crêpes, cela a pour effet de former cette sorte de pellicule fine et croustillante lorsqu'elle se refroidit.
La fabrication du "Khanom La" requiert rapidité et précision pour respecter le bon timing et enrouler correctement la pellicule de biscuit autour du cylindre avant qu'elle ne soit trop rigide, puis retirer le tube avec délicatesse pour éviter de le casser...
Il suffit ensuite de le laisser refroidir.
Traditionnellement, dans la région de Nakhon Si Tammarat (sud de la Thaïlande), ce biscuit était confectionné au cours du 10eme mois de l'année lunaire (septembre/octobre) en l'honneur des ancètres. La légende veut que les défunts soient "libérés" durant cette période et qu'ils viennent rendre visite aux vivants.
Ce dessert leur était destiné et sa fine pellicule en pâte est censée évoquer le tissu de leurs vêtements...
Aujourd'hui, on en trouve à toute époque de l'année... pour le bonheur de tous les gourmands !
Voici à quoi ressemble le produit fini, léger, croustillant,... un délice !!
Bang Saen - บางแสน
Bang Saen ( บางแสน ) est une station balnéaire à 35 km au nord de notre village juste à coté de Chonburi. Elle est très fréquentée par les locaux et par les touristes venus de Bangkok (à moins de 100 km) en weekend.
La plage est très très longue... et carrément envahie par les chaises longues et parasols sur plusieurs kilomètres !
Les touristes étrangers sont peu nombreux et l'ambiance ici est typiquement thaïlandaise...
Comment distinguer une plage aménagée pour les thaïs (comme à Bang Saen) de celles destinées principalement aux touristes "farangs" ?
Ici, les parasols sont très très nombreux, accolés les uns aux autres pour former de véritables espaces totalement ombragés... et les chaises longues sont orientées parallèlement au rivage (alors qu'elles sont perpendiculaires pour les farangs qui préfèrent s'installer face à la mer)
Pour les thaïs, l'objectif est de NE SURTOUT PAS BRONZER !!
Une peau mate ou bronzée est plutôt mal considérée en Thaïlande, évoquant les gens rustres, "de la campagne". Les canons de la mode et de l'esthétique recommande une peau blanche et lisse.
Les personnes en maillot de bain sont assez rares et la baignade n'est pas non plus une activité très prisée, ou alors avec tee-shirt, bermuda ou legging !... il y a des exceptions bien sur, en particulier pour les enfants et certaines scènes sont tout à fait comparables à ce que l'on voit sur les plages d'Europe !
En fait, à la plage, les thaïs s'adonne à leur activité favorite... manger !
Ainsi à Bang Saen, de très nombreux stands proposent toutes sortes de grillades au barbecue (poulet, brochettes, calamars, crevettes,...), de plats cuisinés (pates, soupes,...), de fruits, de gateaux, de glaces, de boissons... le tout à déguster installés sur la plage...
Indispensable aux thaïlandais pour passer un bon après-midi !
C'est très sympa, un peu "attrape-touriste", mais on peut vraiment faire un repas complet
Globalement, un endroit bien agréable...
Et au bout de la plage, une zone aménagée en promenade aurait (presque) des faux airs d'Arcachon... (y compris les parcs à huitres au large !)
Et pour une autre ballade, en dehors de la plage principale :
"Yohk Chofah" (ยกช่อฟ้า) - Le levage des "bouquets d'air"
Dans un temple de Banglamung (tout près de chez nous), le Wat Phutthiwararam ( วัดพุทธิวราราม ) aussi appelé le temple du taureau, Wat Kathing Rai ( วัดกระทิงราย ), nous avons pu participer au "levage des chofahs".
Les chofahs sont ces sculptures de forme élancée que l’on trouve à toutes les extrémités des toits des temples.
Le mot thaï ช่อฟ้า (prononcez «chofah»), est difficile à traduire : «bouquet d’air», «bouquet du ciel», «pignon (ou gland) du ciel»,… selon des interprétations plus ou moins imagées…
Ils ont le plus souvent la forme d’une tête d’oiseau stylisée.

Certains, plus richement ouvragés représentent des figures de la mythologie bouddhiste soit Garuda ("Khrut" en thaï) l'homme-oiseau (qui est aussi le symbole du Roi de Thaïlande), soit Naga, le dieu-serpent ou dragon.
Les "chofahs" sont les derniers éléments ajoutés, à l'achèvement d'un nouveau bâtiment.
Leur «montée» (pour être fixés au pignon du toit) est l’occasion de célébrations importantes qui réunissent les fidèles très nombreux. Cette cérémonie est considérée comme très "méritante" pour les bouddhistes qui y participent.
En thaï, son nom est donc :
ยกของ ช่อฟ้า
prononcez «Yohk Chok Chofa»
C'est aussi celle qui confirme le caractère sacré du nouveau bâtiment.
Pour l'occasion et pendant tout le weekend, l'enceinte du temple était transformée en une grande "kermesse" à la thaïlandaise, où se côtoient des jeux de fête foraine, des restaurants en plein air, des vendeurs de vêtements, de jouets,... et des autels où les fidèles se recueillent, font des offrandes, consultent des moines... le tout dans une ambiance joviale et recueillie à la fois, où toutes les générations et toutes les classes sociales se mélangent.
Pendant toute la journée, les "chofahs" sont exposés au pied du bâtiment. Les fidèles viennent y déposer des feuilles d'or, des colliers de fleurs et des rubans multicolores... au point de les recouvrir entièrement.
Avant le levage, les rubans sont enlevés, découpés et distribués à la foule
Pendant toute la durée du levage et de la fixation, la foule scande des cantiques bouddhistes et les fidèles se relient à un fil,qui sera détaché du "chofah" lorsque celui-ci sera définitivement fixé. Le fil de coton blanc est ensuite découpé et chacun en emmène un morceau pour se confectionner un bracelet porte-bonheur.
Les "chofahs" sont bien sur hissés à l'aide d'une grue (chacun pèse environ 1 tonne !) mais aucune machine ne doit être utilisée sur le toit d'un tel bâtiment.
Donc la communication avec le conducteur de la grue passe par la voix et le geste (pas de talkie-walkie) et la fixation (provisoire) se fait avec vis, boulons, clef de douze et une bonne dose d'huile de coude !
Les ouvriers reviendront ultérieurement pour consolider le tout.
Un temple bouddhiste ( วัด "wat" en thaï) est une enceinte constituée de plusieurs bâtiments dont les plus importants sont le "ubosoth" อุโบสถ ,et le "viharn" วิหาร . Ce sont des bâtiments assez similaires, rectangulaires recouverts d'une charpente en bois et d'un toit de tuiles très pentu, parfois à plusieurs pans superposés. En face de l'entrée se trouve une grande statue du Bouddha assis, sur un piédestal.
Le "usoboth" est la salle de prière la plus sacrée, également appelée « salle d’ordination » car c’est là que les nouveaux moines prononcent leurs vœux.
Le "viharn" est également une salle de prière où se rassemblent les fidèles pour de nombreuses cérémonies. Les moines vivaient à l'origine dans le "viharn". Leurs habitations sont aujourd'hui séparées des bâtiments sacrés.
Le nouveau "viharn" du Wat Kathing Rai comporte 6 "chofahs" (3 de chaque coté), qui ont été "hissés" en 2 soirées.
Ici les "chofahs" représentent des têtes de dragon.
Le nouveau bâtiment a été construit en 2 ans et a coûté 30 millions de baths (800 000 €)
/image%2F2121039%2F20260719%2Fob_dfb9c6_00b.jpg)
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FzR4jPyOiM4w%2Fhqdefault.jpg)
/image%2F2121039%2F20170220%2Fob_1471bf_img01943-20101204-0940.jpg)
/image%2F2121039%2F20170217%2Fob_8664bb_c2.jpg)
/image%2F2121039%2F20170217%2Fob_049f57_c6.jpg)
/image%2F2121039%2F20170217%2Fob_7cfd33_c5.jpg)