
Le crématorium royal sera aussi une occasion d'exposer aux yeux du monde le meilleur de l'architecture et des arts thaïlandais.
Les tours seront décorées avec des images de la mythologie d'une part et de la vie du Roi défunt d'autre part.
L'idée de ce blog est de vous faire partager notre nouvelle vie et de décrire la Thailande telle que nous la pratiquons désormais au quotidien. (lopezthai.over-blog.com)
Dans le centre commercial Siam Paragon, l'un des plus grands de Bangkok, la boutique Ladurée est située à l'étage des boutiques de grand luxe.

Les macarons sont mis en valeur dans un décor aux couleurs pastels visant à évoquer (je suppose) un certain "romantisme" à la française… C'est très chic… et très cher... Mais c'est quand même un petit échantillon du bon goût français…
La boutique et le salon de thé au Siam Paragon ont été ouverts en 2014
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Comme partout dans le monde, la gastronomie française est bien sur connue en Thaïlande. Quelques grands chefs oeuvrent dans des restaurants et beaucoup d'hotels prestigieux mettent la cuisine française à l'honneur.
Le chef trois étoiles Jean Michel Lorain ouvre un restaurant à Bangkok
Connu pour être l'un des rares chefs à avoir trois étoiles au Guide Michelin et 19,5/20 au Gault et Millau, Jean Michel Lorain exporte son savoir-faire à Bangkok au sein d'un restaurant éléga...
Dans les lieux touristiques on trouve beaucoup de boulangeries, patisseries, restaurants "français" (ou prétendus tels) mais qui s'adressent presque exclusivement aux touristes ou expatriés européens.

De même les supermarchés présentent beaucoup de produits (y compris frais) importés de France (voir http://lopezthai.over-blog.com/2016/10/typiquement-thai.html) à des prix… souvent prohibitifs ! (voir http://lopezthai.over-blog.com/2016/12/reperages.html)

Globalement, les produits alimentaires français sont inexistants dans la vie quotidienne des thaïlandais (à la différence du coca-cola, du nescafé ou du ketchup par exemple !)
Certes, beaucoup des produits traditionnels du terroir français ne sont guère compatibles avec leurs habitudes alimentaires, mais il faut dire aussi que l'industrie agro-alimentaire française n'est pas implantée localement à la différence par exemple des danois ou des allemands qui commercialisent depuis longtemps des produits estampillés "thai-danish" ou "thai-german" (produits laitiers, charcuterie).
L’opération qui consiste à transcrire lettre par lettre un mot d’une langue dans un autre alphabet s’appelle une « translittération »…
Dans le cas de la langue thaïe ce mot savant cache une source inépuisable de surprises et de confusions pour les ฝรั่ง, "farangs" et tout particulièrement les francophones…
Voici quelques éléments d’explications…
L’écriture thaïe comprend 44 consonnes et 48 voyelles ou combinaisons de voyelles et aucune n'a de correspondance exclusive avec une lettre de notre alphabet latin.

Donc la transcription de la langue thaï dans notre alphabet se fait sur des bases phonétiques et comme, à ma connaissance, aucune méthode n'est codifiée officiellement, les interprétations de sons, de lettres peuvent varier grandement, selon par qui elles sont faites.
C'est le cas (évidement) des noms de villes, de rues, de monuments, etc... ce qui peut parfois être déroutant, au propre comme au figuré, pour les étrangers...
Ainsi, il n'est pas rare de voir des panneaux indicateurs, des affiches, des articles, etc... sur lesquels la transcription du même mot en alphabet latin sera changeante...


A titre d’exemple le nom de la localité où nous habitons est orthographié différemment :
TAKHIANTIA
TAKHANTIA
Ici, la différence est minime (une seule lettre) mais ça peut être bien pire… et dans certains cas, la bonne transcription d’une adresse s’avère un exercice aléatoire...
C'est le cas évidemment aussi pour les noms propres, de l'alphabet latin au thaï et inversement. Cela peut être source de confusions sinon de problèmes car un fonctionnaire un peu zélé pourra considérer que si les noms figurant sur deux documents ne sont pas orthographiés strictement de la même manière... c'est qu'ils doivent désigner deux personnes différentes !

Nous avons vécu ces désagréments pour Noy lorsqu'en France son prénom บุณูยัง était transcrit selon les documents en "Bunyang" ou "Bunyung"...
Idem ici en Thaïlande, lorsqu'il s'est agi de transcrire en thaÏ notre nom de famille ------------------------------------------->>
Pour tous les documents, il est fortement recommandé de bien vérifier les transcriptions des noms propres et le cas échéant d'imposer une transcription unique et systématique afin d'éviter de futures palabres...
Il faut aussi être conscient de ce que les transcriptions de mots thaïs en alphabet latin sont faits sur la base d'une prononciation à l'anglaise, ce qui complique un peu plus encore la compréhension (surtout à l'oral) pour des personnes exclusivement francophones.
Quelques exemples pour illustrer ceci :
สวัสดี = bonjour se dit en thaï "saouadi" dans une prononciation à la française mais il est presque systématiquement transcrit en "sawadee" (sauf exceptions bien sur !)


ไม่รู้ = "je ne sais pas" est transcrit le plus souvent en "mai rou" alors qu'une oreille française entendrait plutôt "mai lou".
Ainsi le nom de la grande île du sud de la Thaïlande ภูเก็ต transcrit en "Phuket" doit se prononcer "poukèt" à la française. De même les célèbres เกาะ พีพี transcrit en "Phi Phi Islands" doivent bien se prononcer "Pi Pi" et non "Fi Fi"... (mais attention, pas non plus "Paï, Paï" !).

Je pourrais multiplier les exemples et aussi sans doute les contre-exemples...

Autre source de complication, les accents toniques, si importants dans la prononciation thaïe, sont difficiles à transcrire dans notre alphabet. Ainsi,certains sons plus ou moins déformés par l'intonation peuvent être transcrit de manière changeante en alphabet latin. Certains doubleront une voyelle ou bien ajouteront un " h " ici ou là...
Voici une liste de 5 mots :

Evidemment, ils n’ont rien à voir ensemble pour ce qui est de leur signification. Leur orthographe est proche mais les accents toniques font toute la différence et à l’écrit comme à l’oral, les thaïlandais les distinguent aisément. Par contre vous constatez que leurs transcriptions en alphabet latin sont quasiment identiques… simplement parce que leur prononciation est vraiment difficile à différencier pour une oreille européenne…
Grossièrement on pourrait dire qu’il s’agit de variations autour du son « kao »…
Autre exemple, voici 3 mots, tous transcrits strictement à l'identique... :
...là encore c'est l'intonation qui fait toute la différence !
Etant donné que changer une lettre ou une intonation donnera un sens complètement différent à un mot ou une expression, cela peut amener à de nombreuses confusions... cocasses au restaurant ou au marché... plus stressantes devant un officier de l'immigration par exemple...
Le plus simple est de se dire qu'il n'y a pas vraiment de règle et pour les personnes qui ont au moins quelques notions d'anglais, se rappeler que la prononciation anglophone est toujours la plus approchante.

Je reconnais que ces subtilités peuvent paraître complexes et les ouvrages savants sur le sujet ne sont pas de grande utilité dans la vie courante... Il faut parfois rester attentif et concentré mais on s'adapte quand même assez facilement à cette gymnastique intellectuelle !
Sur ce blog, très modestement, lorsque je mentionne un mot ou un nom thaï, j'indique une transcription et une prononciation qui me semblent s'approcher le plus fidèlement possible de ce que j'entends ici tous les jours...

On voit ces sacs contenant des sortes de gros biscuits (?) de couleur blanche ou jaune dans les magasins qui vendent par ailleurs des poissons, calamars, crevettes séchés...
Ce sont des vessies de poissons.
Il s’agit en fait de l’organe qui permet au poisson de contrôler sa flottabilité dans l’eau en le remplissant plus ou moins d’air.
En thaï : กระเพาะปลา , prononcez "krappoh pla" = "estomac de poisson"
Issus de différentes variétés de poissons, on en trouve des tailles et des formes variées. Ils sont séchés.
Ca n'a pas de goût vraiment particulier mais c'est un ingrédient très prisé dans la cuisine chinoise, cuisiné dans des soupes aromatisées. Le prix est assez élevé : 3 500 baths le sac de 5 kg pour les plus gros, soit environ 18 € / kg.
Les préparatifs s'accélèrent pour compléter la construction du monument funéraire du Roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX) dont la cérémonie de crémation est prévue le 26 octobre prochain.

Par la voix du Vice-Premier Ministre, les autorités ont confirmé que le plus grand monument funéraire jamais construit était achevé à 90%.
La livraison définitive de l'ouvrage sera effective avant le 30 septembre. Les maîtres artisans ont travaillé d'arrache pied pour accomplir en 9 mois ce qui en temps normal aurait dû prendre plus de 2 ans.
Plusieurs "étapes" sont prévues avant le début des cérémonies officielles :
Le bûcher funéraire du roi Bhumibol (dénommé "architecture du paradis") est un gigantesque ouvrage d’art qui représente le mont Meru, une montagne censée être au centre de l'univers pour les Hindous et les Bouddhistes.

Le crématorium royal sera aussi une occasion d'exposer aux yeux du monde le meilleur de l'architecture et des arts thaïlandais.
Les tours seront décorées avec des images de la mythologie d'une part et de la vie du Roi défunt d'autre part.
A cet égard, les chiens du défunt roi de Thaïlande ont une place d’honneur sur le bûcher.

Après huit mois de conception, trois maïtres sculpteurs ont quasiment achevé les statues de Tongdaeng et Cao Cao, les chiens favoris du défunt roi. Les répliques des fameux chiens seront bientôt installées au niveau supérieur du bûcher funéraire qui mesurera 50 mètres de haut.
C’est "un emplacement très spécial qui est proche du roi," indique Chin Prasong, un sculpteur expérimenté qui décrit sa tâche comme "le travail de toute une vie".
Les deux chiens ont été réalisés à la demande du palais spécialement pour cette occasion.
Thongdaeng, qui avait fait l’objet en 2002 d’un livre écrit par le roi en personne, est mort en décembre 2015. Quant à Cao Cao, il s’agit d’un boxer qui fut l’animal de compagnie du roi dans les années 50. Les artistes l’ont représenté avec une pipe dans la gueule, en hommage aux photographies anciennes prises par Bhumibol lui-même.
Commentaire en thaï mais les images parlent d'elles-mêmes
Le gouvernement a également annoncé que 85 répliques du crématorium royal allaient être construites et qu'elles seront installées avant le 15 octobre dans les 76 capitales de toutes les provinces du royaume, 9 supplémentaires seront installées dans différents quartiers de Bangkok.

Le Ministère de la Culture a confirmé qu' après les cérémonies, le crématorium royal sera ouvert aux visiteurs pendant tout le mois de novembre. Des expositions et spectacles de danse et musique traditionnelles seront organisés sur le site où sont attendus pas moins de 100 000 visiteurs par jour !