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Le Festival des éléphants à Surin
Le Festival des éléphants à Surin มหัศจรรย์งานช้างสุรินทร์
prononcez "mahat satchan gnan chang surin"
se tient chaque année lors du 3ème week-end de novembre.
Nous avons assisté à la 60ème édition de cet événement qui rassemble plusieurs centaines d’éléphants venant de la province de Surin et plus particulièrement de Ban Taklang, "le village des éléphants".
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Malgré la crise du Covid, les visiteurs étaient venus nombreux pour assister aux défilés, spectacles, concerts, foire commerciale,… qui animent la ville pendant plus d’une semaine.
Le clou du festival est un spectacle qui se tient dans le stade de football de la ville.
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Pendant 3 heures, les tableaux se succèdent comme autant d’évocations qui se veulent à la gloire des éléphants.
- Evocation de la vie traditionnelle des populations locales en harmonie avec les éléphants.
- Reconstitution d’une capture d’éléphant sauvage.
- Divers numéros censés démontrer les "aptitudes" des éléphants.
(les gribouillages et autres matchs de foot ne sont pas forcément du meilleur goût)
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- Evocation d'un épisode glorieux de l’histoire du Siam :
le combat victorieux du roi Naresuan face aux envahisseurs birmans lors de la bataille de Nong Sarai en 1592.
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Tôt le matin, avant le spectacle, on peut voir les éléphants arriver au stade, conduits par leurs "mahouts" (en thaï ควาญช้าง prononcez "kwan-chang"), qui viennent ici avec leurs familles.
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Je comprends que certains puissent s’émouvoir de ces scènes et des instruments utilisés pour "conduire" les éléphants.
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Pourtant, en l’occurrence je n’ai pas eu le sentiment d’avoir face à moi des brutes sanguinaires maltraitant les éléphants pour le plaisir ou pour l’appât du gain.
Depuis plusieurs siècles, les habitants de la région de Surin, vivent (modestement) avec les éléphants qu’ils respectent profondément et considèrent comme des membres de leur famille.
Il faut comprendre que ces animaux sont domestiqués et que leur sort, certes pas forcément enviable, n’est pas très différent de celui des chevaux en Europe ou des dromadaires dans le Monde Arabe par exemple.
Bien évidemment, les éléphants ne sont pas ici dans leur environnement naturel et je ne nie pas qu’il existe malheureusement des pratiques dérangeantes et des dérives condamnables (ni plus ni moins sans doute que dans tous les domaines impliquant hommes et animaux).
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Reste que, de toute façon, je ne me sens aucune légitimité à juger ces gens et je suis plutôt mal à l’aise avec la posture de donneur de leçons qu’adoptent certains défenseurs de la cause animale (occidentaux pour la plupart).
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Pour tout dire, nous n’avons ressenti aucune honte à participer à ce Festival, à apprécier le spectacle, à partager le bonheur des locaux, fiers de mettre en valeur leurs traditions et leur attachement aux éléphants.
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En anglais cet événement est dénommé "Surin’s Elephant Round-up". Or, le mot "round-up" peut désigner à la fois un "rassemblement" (ce qu’il est effectivement de nos jours) mais aussi une "rafle", un terme pouvant faire référence à une tradition beaucoup plus ancienne.
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Historiquement, dans des temps où les pachydermes étaient très nombreux dans les forets environnantes, des "rafles" ou plus simplement des captures étaient régulièrement organisées par les Kuy กูย (habitants de cette région) qui observaient des rituels précis relevant de croyances animistes, lorsqu’ils chassaient les éléphants sauvages.
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A partir du 14ème siècle, les souverains du royaume d’Ayutthaya s’y intéressèrent pour en faire des événements publics auxquels ils conviaient des hôtes de marque.
Progressivement la chasse proprement dite fut remplacée par une mise en scène où n’étaient utilisés que des éléphants domestiqués.
Ces spectacles royaux continuèrent jusqu’au début du 20ème siècle mais furent interrompus en 1938.
1891 : le Roi Rama V reçoit le futur tsar Nicolas II >>>>
En 1960, la tradition fut reprise et modernisée sous la forme d’un festival, rapidement devenu une attraction touristique, emblématique de la province de Surin.
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Le peuple Kuy ชาวกูย est une ethnie implantée majoritairement dans les provinces du sud de l’Isaan (Surin, Buriram, Si Saket, Ubon Ratchathani).
Elle est parfois désignée en Thaïlande par l’expression :
"khamen pa dong"
เขมร ป่าดง,
"le peuple khmer de la jungle".
Aujourd’hui parfaitement intégrés, les thaïlandais d’origine kuy gardent leur réputation de mahouts qualifiés et de dresseurs d'éléphants.
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<<<< Tony Jaa, célèbre acteur thaïlandais est un "kuy".
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A propos de Surin, voir également :
Wat Phu Thong Thep Nimit (province de Udon Thani)
Situé précisément à Ban Non Chiang Kham, dans le district de Nong Saeng (province de Udon Thani),
le Wat Phu Thong Thep Nimit
วัดภูทองเทพนิมิต
est un temple récent dont l'immense statue de bouddha (17m de haut, 22m en incluant le socle) domine une petite colline.
Il est représenté ici dans la position dite
"Bhumisparsa Mudra"
(où Bouddha "prend la terre à témoin", au moment où il atteint l'illumination).
L'accès au sommet se fait par un escalier monumental (178 marches) bordé de deux grands "nagas".
En extérieur, le temple comporte plusieurs éléments de décoration.
- Lors de notre visite, des mobiles colorés étaient disposés autour de la statue et dans le grand escalier.
La salle de prière sous la statue est également richement décorée.
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- Les peintures des plafonds sont spectaculaires.
Créé en 1966 sous le nom de
Wat Thep Nimit Sathitthawat
วัดเทพนิมิตสถิตธาวาส
son nom a été modifié en 1980.
Ce temple a connu plusieurs développement successifs (en particulier bien sur, la construction de la grande statue de Bouddha) qui se sont étalés sur de nombreuses années et dans sa configuration actuelle, il n'a été achevé qu'en 2019.
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Voir également :
Surin
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Surin สุรินทร์,
capitale de la province du même nom, est une ville située au sud de l'Isaan, à environ 60 km de la frontière cambodgienne.
Elle connut une première période de prospérité durant l'ère Dvaravati (entre le 7ème et 13ème siècle), lorsque la région faisait partie de l'empire Khmer. De nombreux vestiges de style khmer sont visibles dans la province, de même que dans tout le sud de l'Isaan.
Après la chute de l'empire Khmer et plusieurs siècles en désuétude, c'est au 18ème siècle que la ville retrouva son importance sous l'impulsion d'un notable local nommé Chiang Pum.
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La légende (?) dit que celui-ci offrit un éléphant blanc au futur roi Rama 1er et qu'en reconnaissance il reçut le titre de "Luang Surin Phakdi". Devenu roi, Rama 1er le nomma gouverneur de la province.
C'est en 1763 que fut "re-fondée" la ville sur son emplacement actuel (à environ 15km du village d'origine) et en 1786, le nom de la ville fut changée en Surin, en l'honneur de son gouverneur.
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Considéré comme le héros de la ville, la statue de
Phraya Surin Phakdi Si Narong Chang Wang (Phu)
(son nom complet)
อนุสาวรีย์พระยาสุรินทรภักดีศรีณรงค์จางวาง (ปุม)
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est installée sur un rond-point au centre-ville.
<<<< C'est un lieu de recueillement pour les visiteurs et de rassemblement pour les principaux événements organisés à Surin.
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Autoproclamée "monde des éléphants", la province de Surin est largement associée à l'image des éléphants.
Domestiqués depuis plusieurs siècles, des centaines (milliers ?) d'éléphants vivent dans la région, particulièrement à Ban Taklang, le "village des éléphants".
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Depuis qu'ils ne sont plus utilisés aux travaux en forêt, ils sont devenus des attractions touristiques... pas forcément très recommandables. Leur "exploitation" suscite de fortes critiques (surtout en Europe) de la part des défenseurs de la cause animale qui font état de maltraitance.
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L'autre monument emblématique de Surin est le "pilier de la ville" dénommé
San Lak Muang Surin
ศาลหลักเมือง สุรินทร์
Bien que moderne et achevé récemment, le bâtiment reprend le style khmer caractéristique des "prasat" que l'on retrouve par exemple sur les sites de Phimai ou de Phanom Rung.
La salle abritant le pilier est décorée de peintures représentant des personnages mythologiques...
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...présents également sur les portes.
Ce n'est qu'en 1968 que ce bâtiment fut construit et précédemment, le "pilier de la ville" était abrité dans un petit pavillon chinois.
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Le pilier actuel, provenant de la province de Kanchanaburi, y a été installé le 25 mars 1974 lors d'une cérémonie présidée par le roi Rama IX.
Il s'agit d'un tronc de cassier surmonté d'une tête de Bouddha à 4 visages.
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